Le Lugol, produit multitâche

Août
24

Le Lugol, produit multitâche

Rédigé par M. Caldi

Il y a énormément de choses à dire sur le Lugol. Cette solution pure ne renferme aucun agent couramment ajoutés comme désinfectant, elle est peu coûteuse par rapport aux besoins requis, et son utilité s’étend à un très large spectre d’action. C’est ce dernier point que je vous propose d’approfondir dans cet article. Voici tout d’abord les propriétés parmi les plus remarquables de la solution de Lugol.

  • Elle possède d’excellentes propriétés antibactériennes, antiparasitaires, antifongiques, probablement aussi antivirales.
  • Elle convient parfaitement à une supplémentation en iode.
  • Sa prise régulière détoxifie divers polluants comme le plomb et le mercure, augmente l’excrétion des dérivés fluorés, bromés et chlorés.
  • Elle s’avère efficace pour retirer des pathogènes des aliments (stérilisation) et des aliments ingérés (le bol alimentaire).

Une carence globale

Il faut savoir que l’iode est un micronutriment vital, c’est-à-dire que chaque cellule du corps humain en a besoin. Malheureusement, la carence en iode dans la population moderne est d’une proportion pandémique, en raison d’une présence chronique de polluants environnementaux comme le bromure, les pesticides et les additifs alimentaires. Ces éléments toxiques supplantent l’iode dans notre corps, c’est-à-dire qu’ils empêchent à des degrés divers sa fixation dans l’organisme. Par ailleurs, les techniques agricoles modernes ont appauvri les sols en iode et autres minéraux. Il en résulte que les cultures ayant poussé sur un sol appauvri en iode manquent d’iode. Le Dr David Brownstein, directeur médical du Center for Holistic Medicine à West Bloomfield, l’un des meilleurs experts mondiaux de la thyroïde et de l’iode, considère que 95 % de la population est déficiente en iode.

Les besoins journaliers en iode : des ajustements à effectuer

L’apport journalier recommandé pour l’iode est de 150 μg (microgrammes, c’est-à-dire 0,15 mg), un calcul établi sur la quantité d’iode dont la glande thyroïde a besoin pour éviter le goitre. Mais cette évaluation s’avère fort insuffisante pour plusieurs raisons. D’abord, les besoins d’autres organes ne sont absolument pas pris en compte dans le calcul. Ensuite, les effets des polluants qui bloquent la fixation de l’iode, introduits au siècle dernier par l’industrie moderne, ne sont également pas pris en considération. En tenant compte de ces deux principaux facteurs, la dose quotidienne recommandée à titre de supplément par les cliniciens spécialistes en iode s’étend entre 12,5 à 37,5 mg.

Quel produit utiliser comme supplément en iode ?

Le Dr Brownstein affirme, d’après les résultats obtenus auprès de ses patients, que l’utilisation du composé iode / iodure est beaucoup plus efficace que l’iodure seul. C’est-à-dire la solution de Lugol. L’explication est simplement que les tissus répondent différemment selon les formes d’iode utilisées. La glande thyroïde, par exemple, utilise l’iodure tandis que le tissu du sein se sert de l’iode. Et le Lugol contient justement ces deux formes d’iode. Il permet aussi d’atteindre rapidement les besoins quotidiens en quelques gouttes, contrairement aux algues ou d’autres alternatives par les aliments. Administré en quantité adéquate, ce composé permet au corps d’excréter le fluor et le bromure ainsi que les métaux lourds tels le plomb et le mercure par voie urinaire.

Les relations entre cancer du sein et carence en iode

Un ensemble cohérent d’éléments mènent à comprendre qu’une carence chronique en iode fragilise grandement les seins des femmes, favorisant en ces endroits des complications de santé pouvant s’avérer invalidantes. Ce sujet mérite d’être approfondi comme il se doit, car les processus en jeu sont assez simples à comprendre. Il faut d’abord savoir qu’il y a beaucoup de récepteurs d’iode dans le sein, ils permettent aux canaux galactophores et aux autres tissus de fonctionner de façon optimale. En fait, les seins des femmes sont les principaux sites de stockage de l’iode. Il en résulte que le maintien d’un taux d’iode adéquat est nécessaire pour assurer à la fois le bon fonctionnement de la glande thyroïde et l’architecture normale des seins.

De façon générale, les femmes ont besoin de beaucoup plus d’iode pour nourrir les seins et les ovaires. Et les femmes aux seins importants ont besoin d’encore plus d’iode. Qu’est-ce que les seins, les ovaires et la thyroïde ont en commun ? Ces trois organes ont besoin de l’iode pour se développer et rester en bonne santé. Sans une certaine quantité d’iode, les seins et les ovaires semblent encombrés et se gonfler. Les membranes cellulaires ne fonctionnent plus. Il a été observé que l’iode permet de détoxifier les fluides présents dans le sein et, par conséquent, d’éliminer les kystes qui hébergent les toxines. Sans une dose suffisante d’iode, les fluides toxiques stagnent et causent gonflement et inflammation. Du liquide se rassemble sous forme de kystes. Des nodules peuvent commencer à apparaître et mener à d’autres complications.

Cela dit, il faut indiquer des facteurs d’intoxication et notamment au brome, pour compléter l’image de la situation actuelle chez bon nombre de femmes. Ce produit toxique, spécifiquement anti-iode, a été introduit dans l’alimentation humaine dans les années 1970 par l’intermédiaire des pesticides et des additifs alimentaires, autrement dit par l’industrie agro-alimentaire. Le brome empoisonne les récepteurs de l’iode. Quand le brome domine dans les tissus, l’iode se retire. Quand le brome purge l’iode, une carence en résulte et les cellules sont empoisonnées et inflammées. Bien évidemment personne n’est empoisonné au brome du jour au lendemain, des années d’exposition aux bromures sont nécessaires pour que ce dernier s’accumule dans l’organisme. Il s’agit d’un processus lent et insidieux.

Selon le Dr Brownstein et d’autres praticiens, un grand nombre de troubles de santé sont liés à une carence en iode : cancers du sein, de la thyroïde, des ovaires, de l’utérus et de la prostate, sans compter les maladies auto-immunes telles que l’hypothyroïdie, la maladie fibrokystique du sein, le TDAH, la fatigue chronique et la fibromyalgie pour ne nommer que celles-là. Mais développons plus avant encore l’interrelation entre iode et sein.

« L’iode a tellement de mode d’action qu’on ne sait pas encore de quelle façon il fonctionne précisément dans chaque situation, et ce constat concerne aussi les seins. Le Dr Guy Abraham a signalé que le terme « désobstruant » (qui chasse les toxines) était utilisé dans les années 1800 par les médecins qui s’étaient rendu compte que l’iode combattait les infections, les gonflements, les problèmes de peau, les problèmes endocriniens et autres anomalies. Depuis, la recherche scientifique a permis d’apprendre à quel point l’iode est essentiel pour le développement et l’entretien d’organes vitaux en pleine santé. Mais il est clair que, comme le disait un médecin, « les seins adorent l’iode ». Selon une étude faite par un pionner de l’iode le Dr Bernard Eskin, déjà en 1974, les seins malades absorbent deux fois plus d’iode radioactif que les seins normaux. »

Cet extrait est tiré du livre « La crise de l’iode – l’impact sur notre santé », de Lynne Farrow. Je vous en recommande la lecture si vous souhaitez approfondir votre compréhension des mécanismes, devrais-je dire des phénomènes, liés à une carence en iode. Toujours est-il et pour enfoncer le clou sur les rapports existants entre carence en iode et cancer du sein, il revient au Dr Jonathan V. Wright le mérite d’avoir montré les effets bénéfiques du Lugol sur cet organe. Il a constaté en particulier que la formation de kystes du sein chez la femme (fibrose kystique) atteignait plus de 50 % des femmes ménopausées ou en péri-ménopause et qu’un traitement à base de Lugol, pendant trois à six mois, à raison de seulement 9 gouttes journalières en moyenne, pouvait enrayer ces fibroses kystiques, sans entraîner de « mise en repos » de la glande thyroïde. « Les seins sont de véritables éponges à iode », explique le Dr. Wright. « Ils n’absorbent pas autant l’iodure, contrairement à la thyroïde. Mais si votre taux d’iode est suffisant, ces molécules sont là, prêtes à tuer toute nouvelle cellule cancéreuse du sein ! » Le Dr. Jonathan Wright recommande aux femmes de prendre environ 6 mg d’iode par jour, et aux hommes environ 3 mg par jour, afin de protéger leur poitrine et leur thyroïde.

Voilà des éléments sérieux en faveur d’une supplémentation en iode, pour un usage à la fois préventif et curatif.

Comment combler une carence en iode ? Protocole de supplémentation en iode

Le protocole ci-dessous est basé sur les recherches des Dr Guy Abraham, David Brownstein et Jorge Flechas, ayant traité plus de 4000 patients avec de l’iode. Les deux compléments au Lugol dont l’utilisation est conseillée dans ce processus sont le sélénium et la vitamine C. Le sélénium aide à capter les éléments toxiques pour leur excrétion et la vitamine C aide à soulager les possibles symptômes indésirables et participe à soutenir la fonction rénale.

De bons résultats sont obtenus avec ces trois produits. D’autres compléments alimentaires ont été ajoutés par la suite au protocole, pouvant optimiser les résultats. La version la plus complète du protocole est disponible dans le livre de Lynne Farrow. J’ai indiqué en gras les produits essentiels dans le protocole ci-dessous, et conservé l’ajout du magnésium, de  la vitamine B2 et du sel de mer, lesquels sont plus optionnels. 

  • Lugol : 50 mg, soit 10 gouttes par jour. Vous pouvez commencer par deux gouttes, puis monter progressivement. Remarque : ce dosage est basé sur le Lugol distribué par le centre Clark, lequel est dosé à 4%.
  • Vitamine C : 3 grammes par jour. Il est préférable de répartir ce produit en trois prises de 1 gramme : matin, midi et soir, avec un repas c’est très bien. Ce dosage est basé sur de la vitamine C sous forme d’acide ascorbique (non liposomale).
  • Sélénium : 200 microgrammes par jour.
  • Environ 450 mg de magnésium par jour. À prendre sous forme d’oxyde, glycinate ou citrate de magnésium.
  • 100 mg de vitamine B2 trois fois par jour, ou 300 mg en une prise.
  • Un quart (1/4) de cuillerée à café de sel de mer non raffiné (non enrichi à l’iode, c’est-à-dire sel de mer, sel de guérande…) dans 200 ml d’eau (vous pouvez diluer plus), une à deux fois par jour. À ajuster en fonction des besoins, en fait pour éviter/limiter des effets secondaires. Le sel de mer est utilisé depuis plus de cent ans par les médecins pour éliminer les symptômes dus au brome.

Remarques importantes pour personnaliser le protocole

Quand prendre le Lugol ?

Il n’y a pas de préférence dans la journée, mais certains vétérans du protocole indiquent qu’une prise d’iode le matin est mieux assimilée par l’organisme. Une prise pendant un repas ou après un repas n’est pas significative sur le résultat. Vous pouvez aussi répartir le Lugol en plusieurs prises dans la journée.

Par quel dosage commencer ?

La plupart des vétérans en supplémentation en iode diraient probablement de commencer par une dosage faible en Lugol, deux gouttes suffisent, puis augmenter petit à petit jusqu’au dosage de 10 gouttes. La progression peut tout à fait s’étaler en un mois si vous êtes sensible à une détoxification de l’organisme, il n’est pas nécessaire d’aller vite. Augmentez jusqu’à 10 gouttes ou au dosage que vous tolérez bien, lequel peut s’avérer inférieur à 10 gouttes. À noter que lorsque l’organisme détoxifie suffisamment le brome et d’autres éléments toxiques, le seuil de tolérance pour assimiler l’iode s’élève.

Quelle est la durée du protocole ?

Il n’y a pas de durée prédéterminée au protocole de supplémentation en iode. Tant que le brome domine les récepteurs, la carence en iode continue. Le but de la cure consiste à dominer le brome et le déplacer afin que l’iode puisse être absorbé au niveau cellulaire. Chaque terrain est unique. Ce processus peut prendre plusieurs mois en fonction de l’état d’intoxication du sujet, 3 mois de supplémentation est une bonne indication pour commencer. Des utilisateurs ayant ressenti les effets bénéfiques du protocole de supplémentation en iode sur leur organisme le reprennent par périodes, d’autres se servent par la suite uniquement du Lugol comme supplément quotidien en iode, sans apport d’autres produits. La règle conseillée est de prendre de l’iode pour rester en bonne santé et vous protéger contre le bombardement quotidien de polluants tels que les bromures. Le Lugol servira également à prévenir des complications notamment à la thyroïde, aux seins et aux ovaires pour les femmes.

Quel est le dosage du Lugol en entretien et/ou après le protocole ?

En entretien et sur une très longue durée, le dosage conseillé se situe comme indiqué en introduction de l’article entre 12,5 mg (approximativement 2 gouttes de Lugol Clark) et 37,5 mg (approximativement 7 gouttes de Lugol Clark). Il est à noter qu’aucune étude n’a pu démontrer que l’iode tue les bonnes bactéries du système digestif. Il agit plutôt comme un arbitre en retirant de mauvaises bactéries. Par conséquent, l’usage prolongé du Lugol n’est pas un risque pour l’équilibre de votre microbiote intestinal, au contraire il le soutient.

Comment gérer la détoxification ?

Les symptômes observables suite à des prises d’iode chez des sujets très carencés et/ou intoxiqués sont essentiellement causés par les éléments halogènes fluor et brome, dont l’excretion sera stimulée sous l’action de l’iode, ils ne proviennent pas d’une allergie à l’iode (voir plus loin) où d’une quelconque intoxication à l’iode. Ces effets secondaires cesseront immédiatement une fois les éléments toxiques évacués de l’organisme. Si des symptômes de détoxification apparaissent (maux de têtes, difficulté à se concentrer…), buvez au moins deux verres d’eau salée par jour et arrêtez le Lugol deux jours par semaine, par exemple chaque week-end. Cette stratégie de « dose par impulsion » semble apporter les meilleurs résultats pour résorber rapidement les effets secondaires, voire probablement en limiter l’apparition. En fait, effectuer deux jours de pauses tous les cinq jours permet de soulager la fonction rénale dans son travail d’excretion d’éléments toxiques. Si vous craignez l’apparition d’effets secondaires, vous pouvez donc appliquer cet ajustement tout le long du protocole de supplémentation à l’iode : 5 jours de Lugol, 2 jours de pauses, etc, tout en maintenant l’apport des autres produits pendant les pauses.

Remarque sur une supplémentation en calcium 

Le Dr Guy Abraham prévient que « la supplémentation excessive en calcium est la cause la plus courante d’amélioration limitée face à la supplémentation en iode ». Évitez une supplémentation en calcium, ou limitez son apport à un dosage inférieur à 2 grammes par jour.

L’apport des recherches du Dr Clark sur l’usage du Lugol

Parallèlement aux avancées effectuées aux Etats-Unis sur l’usage du Lugol en tant que supplément en iode, le Dr Clark a surtout cherché la meilleure façon de se servir de ses vertus antiparasitaires, antibactériennes et antimycosiques. Vous trouverez plus loin ses recommandations les plus significatives à ce sujet, mais avant cela quelques remarques préalables.

Si le goût du Lugol vous dérange, vous pouvez le masquer en le diluant dans un jus. Toutefois, s’il s’agit de s’en servir pour ses propriétés antibactériennes et antimycosiques (en cas d’infection), il est recommandé de le diluer uniquement dans de l’eau.

Selon les notes laissées par le Dr Clark, il est possible qu’absorber le Lugol au même moment que des plantes puisse diminuer leurs principes actifs. C’est une bonne idée, à titre de précaution, d’espacer d’au moins 20 minutes les prises de Lugol et de plantes curatives (brou vert de noix noire, absinthe, persil, fenouil, etc.).

Recommandations du Dr Clark pour l’usage du Lugol en application interne et externe

Le Lugol permet de juguler un certain nombre d’infections bactériennes. Le Dr Clark remarqua notamment son excellente efficacité à contrer les infections aux Salmonella (salmonelles), l’une des quatre causes principales de maladies diarrhéiques dans le monde (gastro-entérites). Pour toute infection aux salmonelles : buvez 6 gouttes dans un demi-verre d’eau après chaque repas et aussi au lever (4 fois par jour). L’infection sera réglée en quelques jours. Si ce n’est pas le cas, cela indique une recontamination par la nourriture, habituellement les produits laitiers.

Le Dr Clark constate que le Lugol s’avère très efficace pour retirer la présence d’œufs et larves de parasites sur les aliments. Cela s’avère fort utile, car l’alimentation mangée crue est l’un des principaux vecteurs de contamination parasitaire chez l’Homme. Le Dr Clark recommande de se servir du Lugol pour stériliser les salades, légumes et fruits. Cela évitera notamment une nouvelle infestation aux Ascaris, lesquels sont présents dans la terre et par ce biais sur la surface des aliments, même lavés à l’eau. La recette du Dr Clark avec le Lugol est simple et rapide. Remplissez votre évier ou un contenant avec de l’eau. Ajoutez 2 gouttes de Lugol par litre d’eau. Trempez ensuite dans l’eau les aliments qui ne seront pas cuits : salades vertes, choux, épinards, fruits ou baies (fraises, framboises, myrtilles, etc…) pendant 3 à 5 minutes. Plus n’est pas nécessaire et le rinçage est facultatif. Ne conservez pas l’eau pour une utilisation ultérieure, elle perdrait de sa puissance. Le Lugol a une excellente capacité de fixation, de sorte que la surface des aliments est rapidement assainie de toute trace de parasites selon le Dr Clark.

Pour soigner une infection vaginale : procéder à un lavement vaginal avec 6 gouttes dans une tasse d’eau, une ou deux fois par jour.

Pour soigner un muguet : rincer la bouche tous les jours avec du Lugol (6 gouttes pour ¼ de tasse d’eau). Ou appliquez 6 gouttes directement sur la langue et frottez légèrement avec vos lèvres. À noter que le Lugol peut tâcher les dents, mais c’est temporaire.

Pour stériliser un repas (au restaurant, en déplacement, etc.) : 6 gouttes dans un demi-verre d’eau que l’on boit immédiatement après le repas. C’est efficace pour éviter la tourista lors d’un voyage.

Diverticules : les parasites et les mauvaises bactéries peuvent échapper à la mort en se logeant dans un diverticule. Votre santé intestinale globale peut s’en trouver améliorée de façon importante en retirant ces envahisseurs. Dans ce cas, le Dr Clark recommande le lavement au Lugol. Ajoutez entre ½ à 1 c. à c. de Lugol par litre d’eau très tiède. Lorsque la température est acceptable administrer le lavement lentement et tenir en interne le plus longtemps possible.

Pour des mycoses aux ongles des orteils : pulvériser tous les jours la zone atteinte avec une solution de Lugol.

À propos de l’allergie à l’iode et des réactions à l’iode

Il n’existe pas d’allergie à l’iode. Les véritables allergies cachées derrière ce que l’on appelle une « allergie à l’iode » sont les allergies aux poissons et crustacés, les allergies aux antiseptiques iodés ou aux produits de contraste iodés. Les allergies ne sont pas dues à l’iode en soi, mais aux produits iodés, c’est-à-dire aux molécules qui contiennent de l’iode. Par exemple, l’iode sert de produit de contraste pour des examens radiologiques, type scanner, urographie intra-veineuse, etc. Parfois des réactions surviennent, réactions dues en partie à des surcharges : on injecte de l’iode en très grande quantité et directement dans les veines et dans les artères du patient. C’est cette exposition inhabituelle à l’iode qui peut expliquer ces réactions, mais avec le produit utilisé pendant le test. Une allergie peut donc survenir non pas à l’iode mais avec le produit qui accompagne ce micronutriment.

Quelques personnes m’ont signalé réagir très vite au Lugol. L’apport d’iode semble prendre au dépourvu l’organisme. C’est très probablement un signe d’intoxication à des polluants déjà présents, c’est-à-dire que l’organisme cherche à fixer l’iode, mais pour y parvenir il tente d’abord de retirer les éléments qui l’en empêchent, notamment le brome et des métaux lourds. Dans cette situation il faut commencer à un faible dosage, et si cela ne suffit pas, retirer l’usage du produit le temps que tout rentre dans l’ordre. Afin de passer ce cap, suivez le protocole de supplémentation en iode décrit en première partie. Pour être complet à ce sujet, j’ajoute qu’une personne allergique au sel de mer – cas très rare mais cela peut arriver – sera susceptible de réagir à toute prise d’iode. Dans un tel cas de figure mieux vaut en parler à un médecin.

Maladie d’Hashimoto

Les praticiens pensaient à l’origine que la prise d’iode par les patients atteints de la maladie d’Hashimoto pouvait poser problème. Après maintes recherches effectuées principalement aux États-Unis, il apparaît que la carence en iode est souvent la cause la plus directe de la maladie d’Hashimoto, associée à une carence en sélénium. Un protocole adapté à leur situation dépasserait le cadre de cet article. Si vous souffrez de cette maladie renseignez-vous auprès d’un spécialiste en iode, ou à défaut suivez le protocole de supplémentation en iode en commençant par quelques gouttes de Lugol, sans dépasser le dosage que vous tolérez.

Médicaments pour la thyroïde et Lugol

Les spécialistes de l’iode indiquent qu’il n’y a pas d’inconvénient à prendre du Lugol avec des suppléments pour la thyroïde. Avec le lévothyrox l’apport de Lugol est selon moi sujet à discussion. Le Lugol peut s’avérer très utile, mais aussi perturber l’équilibre atteint par la personne avec ce médicament. Il est préférable de vous abstenir de prendre du Lugol sans l’aval de votre médecin traitant.

Et l’hyperthyroïdie ?

Diverses sources indiquent que l’hyperthyroïdie (une thyroïde trop active) peut être inversée rapidement grâce à un protocole de traitement à base d’une solution de Lugol et de lithium. Toutefois, à défaut de plus de données disponibles, je vous invite à consulter un spécialiste en iode.

Où se procurer le Lugol ?

La solution de Lugol est disponible par diverses sources, voici la version du centre Clark. Les autres compléments alimentaires sont disponibles sur le même site : sélénium, vitamine C, oxyde de magnésium, vitamine B2.

En conclusion

Vous l’aurez compris avec tout ce qui précède : la solution de Lugol peut et devrait faire partie des indispensables de la trousse familiale.

Marco Caldi – CuresClark.com

À lire avant de poster un commentaire : je me suis efforcé de retranscrire au mieux possible les indications les plus pertinentes des spécialistes en iode, toutefois je n’en fais pas partie. Je ne développerai donc pas les questions relatives à l’ajustement du protocole de supplémentation en iode en fonction d’une situation ou une autre. En approfondissant cet article vous devriez être capable d’avancer de façon autonome. 

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